Chief Keef - Where He Get It
Pendant que les cadavres d’adolescents afro américains d’entassent dans les quartiers sud de ” La ville des vents”, Sosa continue son ascension. Et ce malgré 2 mois à l’ombre. Bang! Bang!
Nigganati 1988
Impossible de les manquer. Oui eux, les ostentatoires qui laissent l’étiquette négligemment dépasser de leur paire de Converse ou autres Timberland. Mais pourquoi ? Est-ce qu’ils avalent l’autocollant Pink lady en mangeant une pomme ? Peu probable. Alors nous nous interrogeons: est-ce une mode ? De la flemme ?
Satisfait ou remboursé. Première hypothèse, ce sont des petits malins au budget réduit. Changement de paire toutes les semaines garanti avec les étiquettes bien fixées au produit. “Elles sont trop petites, vous pourriez me les rembourser ?” Et paf, bien vu, une paire portée une semaine à l’oeil, voir quinze jours pour les plus burnés.
La fausse naïveté. “Ah bah j’avais pas fait gaffe, sincèrement j’avais rien vu et maintenant j’ai la flemme”. Bah voyons ! Ne pas voir ce truc qui pendouille c’est tellement improbable que certains renchérissent “enfin le vendeur m’a dit que ça se portait comme ça”. Et depuis quand on suit les conseils d’un mec habillé toute la journée avec le célèbre et néanmoins pathétique tryptique maillot d’arbitre de foot/pantalon de survètement bas de gamme noir/requins colorées ? Pas crédible.
Swag. Le vrai, l’inspiré. Avec références ! C’est la mode ! Mouais, pêcher son style vestimentaire dans les clips de 50cent est aujourd’hui passible de sanctions pénales, il est important de le savoir. Alors de grâce enlevez-nous ces vulgaires affichettes. Ou bien laissez également vos étiquettes “Hektar” sur vos lustres Ikea.
Alain Gefevyel
Alpha 5.20 - Un Monde Tout Blanc
Sorti dans l’indifférence quasi-général durant l’été 2010, Scarface d’Afrique, le dernier album d’Alpha 5.20est néanmoins considéré comme un classique par certains amateurs rap à la sauce Tennessee (dont moi). Avec un namedropping dont les “bougs” de Grigny n’auraient pas renié, ”Un Monde Tout Blanc” qui ouvre ce chef d’oeuvre est assez représentatif de la couleur de cet opus. Si vous ne l’avez pas encore écouté, vous savez ce qui vous reste à faire?
Nigganati 1988
(Source : Spotify)
Tous ceux qui ont l’honneur de prendre le métro régulièrement, autrement dit, les chanceux dont l’existence ne subit pas les affres de la ruralité, le savent. Oui, dans le métro, mieux vaut appartenir à une “bande”, un groupe qui se caractérise par un mimétisme frappant dans le comportement et ce en dépit des convenances et des conditions des autres voyageurs. Alors pour vous, voici une liste non exhaustive de groupuscules occupant de façon opportune les transports en commun urbains.
1) le gang de la porte opposée
Un classique. Un groupe nécessairement réduit mais auquel les demandes de cooptation affluent. Et pour cause, quoi de plus stratégique que cette place ou rien ne peut vous arriver par derrière, tandis que vous pouvez scruter dans le détail tous les passagers entrant, pour ne pas dire reluquer avec insistance les poulettes les mieux roulées. En général par binôme à chaque porte, ce gang est principalement composé d’hommes s’adossant de façon désinvolte à la porte opposée, parfois se tenant négligemment d’une main. Les plus hardis opteront pour une variante assez téméraire qui consiste à ne pas s’adosser, ni se tenir et se prendre pour un surfeur australien, blond et halé, affrontant les pires vagues de l’hémisphère sud à chaque arrêt brusque.
En cas de forte affluence, les équipes passent à quatre par porte, en se serrant bien les coudes ! Les boys next door en quelque sorte.
2) les “i’m still standing”
Pas nécessairement fans de Phil Collins, ils sont des cousins éloignés du gang de la porte opposée.
Une rame vide ? 30 minutes de trajet ? Rien à foutre, ils préfèrent rester debout. Bourrés de certitudes, ils trouvent les sièges trop sales, trop bas, ne veulent pas s’asseoir face ou à côté d’inconnus aux faciès agressifs à l’œil et à l’hygiène douteuse. Les pieds ancrés, ils s’affirment comme les videurs, ceux qui ne se reposent jamais. “Je suis assis toute la journée au bureau, c’est pas pour m’avachir avec le peuple dans le métro”. Deux classes cependant: les amateurs, agrippé aux barres, les serrant si fort qu’ils nous rappellent une mauvaise danseuse de pool dance et les professionnels, les mais dans les poches, ou mieux, lisant un bouquin de BHL. Eux ils savent où ils vont, alors pas besoin de faire comme toutes les autres feignasses. Et ceux qui s’y essaient à l’improviste finissent généralement par s’écrouler sur des inconnus au premier arrêt. N’est pas digne qui veut !
3) Les “je vais trouver une meilleure place”
Une race inférieure. Ils sont un pénis dans un slip, jamais à la bonne place, jamais à l’aise. Eux leur truc c’est de “monter en gamme”. Ils ont identifié une hiérarchie dans les sièges du métro qui leur est propre. Pour eux, chaque arrêt est une occasion de se précipiter sur une place plus stratégique. Ils tirent profit du flux de voyageurs et de la stabilité de la rame à l’arrêt pour se replacer comme le ferait un sprinter dans les derniers kilomètres d’une course cycliste. Ils donnent le tournis aux autres voyageurs avec leurs mouvements incessants et leur tension palpable. Avec toujours cette sale manie de lorgner sur la place du voisin. Pour eux c’est sûr, l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Le pathétique chez eux est que comme dans la vie en général, lorsque l’on obtient ce qu’on désirait, on est proche de la fin. Le plaisir est dans la quête qu’ils disent.
4) les ouvreurs
La rame n’est pas pleine, il y’a de la place pour tout le monde mais un homme se tient à l’écart. Il est le dernier monté mais ne s’est pas mêlé à la foule, il reste à la porte. Le doigt déjà positionné pour ouvrir la porte. Là tout le monde se dit que l’on a affaire à un sacré feignant, ou pire, un corse. Le type n’a pris le métro que pour un arrêt. La rame s’immobilise, il ouvre, descend, se retourne, regarde les gens descendre et remonte en dernier se repositionner à ce qui est désormais SA porte. Lui c’est un ouvreur de compétition. Il en maîtrise les codes et la gestuelle. Il descendra à chaque arrêt inlassablement. Un homme qui se sent investi d’un certain pouvoir assurément. Il ouvre la voie, tel un Moïse des temps modernes, sauf que là, tout le monde le méprise.
Cette liste ne saurait bien sûr être exhaustive notamment du fait de la propension au mimétisme de l’individu urbain alors soyez vigilants et faites votre choix de meute en toute connaissance de cause.

Eiffelinati alias Alain Gefevyel
YG - Respect Her Hustle
En ce 8 mars “Journée de la Femme”, voici une vidéo pour montrer que le gangsta-rap US n’est pas seulement une musique misogyne. YG, le rappeur de Compton nous le prouve avec ce joli “Respect Her Hustle”
Nigganati 1988
Tyler, The Récreator
Le prochain album de Tyler, leader du groupe Odd Future, sortira le 2 avril. Il a balancé l’extrait “Domo 23” avec un clip déjanté. Mais notre attention s’est porté sur le morceau “Bimmer” qui est présent à la fin de ce clip. Frank Ocean vient épauler son ami qui kicke sur une production à la Neptunes. C’est frais.
Evilluminati.
Dizzee Rascal - Bassline Junkie
Répétez après moi:
“I don’t need no speed, no
I don’t need no heroin, no thanks
I don’t want no coke
You can keep your ketamine
I’m a bassline junkie, what?
I’m a bassline junkie, tell them again
I’m a bassline junkie, tell them again
I don’t like it funky”
Evilluminati.
Waka Flocka X Lil’ Wayne - Stay Hood
Mis en orbite par une prod stratosphérique de Lex Luger, ce “Stay Hood” nous permet de bien débuter l’année 2013. Je vous avouerais que je ne suis pas un grand fan du Lil Wayne post Carter III, mais quand il balance un couplet de ce niveau là, il n’y a pas de doute,c’est bien le meilleur rappeur vivant.
Nigganati 1988.

Quelques mois après sa sortie, les Mogos ont décidé de revenir sur l’un des albums évènements de l’année 2012. Violence, sexe, drogue. Bienvenue dans l’univers d’un gentil garçon qui évolue dans l’une des villes les plus dangereux des Etats Unis : Compton, California.
1. Sherane a.k.a Master Splinter’s Daughter
Nigganati : Début assez tranquille avec une instru envoûtante qui nous met directement dans l’ambiance. Bon on est encore loin de l’image d’une ville de malade. Seule le skit à la fin du titre nous rappelle que nous sommes à Compton. Bon démarrage sans plus. C’est le genre de titre qui n’est pas vraiment mauvais ni désagréable mais que l’on oublie aussitôt après l’avoir écouté.
Evilluminati : L’album commence en apesanteur, tout en finesse. Kendrick nous murmure ses lyrics à l’oreille comme un ami qui partage un secret. J’aime l’ambiance. On est directement plongé dans ce film introspectif.



Big Boi x Ludacris x T.I. - In the A
Ludracris, Big Boi et T.I. 3 rois, 3 héros de mon enfance/adolescence. Le rookie qui se déclare King of Atlanta devra aller chercher le trône. Parce qu’ils sont pas prêts de le lâcher. Elle n’est pas magnifique la pochette de “Vicious Lies and Dangerous Rumors”? Ca sort quand?
Nigganati 1988.
French Montana x J Cole x Rick Ross - Diamonds
Pour oublier l’énorme banane que fut le concert de 2 Chainz au Cabaret Sauvage, rien de mieux que de la 100% “Illuminati Muzik” comme les Mogos l’aime. Et c’est extrait du très attendu Macaronis au Fromage 3 (Mac & Cheese 3 en VO) de French Montana disponible gratuitement depuis hier sur les différents sites de mixtapes. Bien aidé par la prod monstrueuse de ”Mr. Alicia Keys” et la grosse voix de maton du tout aussi gros Rozay, “Diamonds” devrait briser quelques nuques.
Nigganati 1988.
Feedback of 2chainz’ concert in Paris.
2chainz’ concert was ok but MGK’s concert was better! Truu as he says..
Only 40 mins it’s not enough Tity Boy… I’m TRUUULY disappointed. No “money machine” “wut we doin’” “yuck”. FUCK !
So as to say I rely on Waka Flocka to up the level on 12.3.12 . SQQQQUUUAAADDD !
Apocalypse Now
Juicy P, la moitié de LMC Click, nous ouvre les portes de l’enfer avec son clip “Spectaculaire”, annonciateur de l’apocalypse “Certifié Vrai EP.2/La Plakette”. A mi-chemin entre le son “No Limit” des années 90, le Crunk de Lil’Jon des années 2000 et la trap chevaleresque de “Lex Luger”, le son typé “Grigny” crache du feu et prouve que le rap de l’Essonnegeles avec Alkpote ou LMC Click est ce qui se fait de mieux dans l’hexagone à l’heure actuelle.
Evilluminati.
Lil Reese X Chief Keef - Traffic
Voici le cauchemar de l’Amérique : Lil Reese et Chief Keef. Ils sont jeunes, blacks et n’en ont rien à branler. Signé en major depuis le hit “I Don’t Like”, je vous parie que l’on entendra encore parler. Mais pour l’instant avec Sir Michael Rocks, Rockie Fresh, King Louie et Lil Durk ils représentent la relève du rap de Chicago. Chi-Town stand up !
Nigganati 1998.
R.I.P Slim Dunkin.
Les 7 Commandements du Trap God:
Tu honoreras la mémoire de tes proches disparus,
Reviendras sous les traits de Tony Montana,
Accepteras de tendre la main aux jeunes loups affamés,
Proposeras des vidéos de qualité à tes admirateurs,
Gouverneras tes troupes comme un chef,
Oublieras personne de ton entourage et…
Détruiras toute concurrence sur ton passage!!!
Evilluminati.
Un vrai posse cut Bad Boy que j’aurais pu placer dans cet article. Tout y est, ça rappe...
Sasha Go Hard, “Tatted” (2012, Prod. by DGainz)
My favorite track from the tape.
TATTED LIKE A BIKER BOY
Ce genre de moment mythique. Hiver 1995. Un show indépendant au top,...
Ma nouvelle chronique pour l’Abcrduson : 2 chainz - Based on a T.R.U. Story.